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Claude Bernard et Michel-Eugène Chevreul

 

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Buste Claude Bernard

Claude Bernard et Michel-Eugène Chevreul sont à l’honneur dans les bibliothèques universitaires lyonnaises à travers deux expositions : “Aujourd’hui, Claude Bernard ?” à la Bibliothèque de l’université Lyon 1 et “Lumière sur Chevreul” à la BU Chevreul (campus Berges du Rhône, Lyon 2).

C’est en 1850 que Chevreul, directeur du Muséum d’Histoire Naturelle se lie d’amitié pour Claude Bernard son voisin de laboratoire. Tous les deux sont de fervents partisans de l’expérimentation et c’est sous la plume de Michel-Eugène Chevreul que naît en 1854 la méthode expérimentale, démarche qu’il énonce dans son ouvrage De la baguette divinatoire, du pendule dit explorateur et des tables tournantes, au point de vue de l’histoire de la critique et de la méthode expérimentale . Claude Bernard reprendra les grandes lignes du schéma méthodologique de Chevreul et le développera complètement dans les sciences biologiques. Dans Introduction à la médecine expérimentale, il rend hommage à son collègue du Muséum en écrivant : « Les idées que nous allons exposer ici n’ont certainement rien de nouveau […]. De nos jours, M. Chevreul développe dans tous ses ouvrages des considérations très importantes sur la philosophie des sciences expérimentales.». […]

[La suite de l’article à retrouver sur hypotheses.org]

Le kymographe

 

Le kymographe (Kymo=onde, graph=écrire) a été inventé en 1847 par Carl Friedrich Wilhelm Ludwig, médecin et physiologiste allemand du XIXème siècle.

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Ludwig se consacra à des domaines de recherche tels que la circulation sanguine, l’excrétion urinaire et l’anesthésie.

Si l’on devait citer  un seul instrument caractéristique du développement de la recherche en physiologie, le plus pertinent serait le kymographe. Cet appareil a permis l’enregistrement, à l’aide d’un stylet sur un cylindre rotatif, des phénomènes physiologiques comme la pression artérielle, la fréquence ventilatoire, la réponse mécanique des tympans, etc…

Cet ancêtre de la table traçante et du module d’acquisition a été le premier à transformer des fonctions physiologiques en courbes exploitables de manière mathématique. En cela, le kymographe constitue un outil clé dans l’avancement de la Biologie au cours du XIXème siècle.

Exposition : Aujourd’hui, Claude Bernard ?

affiche basse défA l’occasion de la Fête de la Science et du bicentenaire de la naissance de Claude Bernard, la Bibliothèque de l’université Lyon 1 Claude Bernard, présente du 8 octobre au 23 novembre, l’exposition Aujourd’hui, Claude Bernard ?. L’exposition fait découvrir ou redécouvrir la modernité du scientifique et la personnalité du savant fondateur de la méthode expérimentale, un visionnaire qui a su formuler des hypothèses très audacieuses et réaliser des découvertes essentielles pour la recherche.

Je suis… Claude Bernard

41L--vNbhRL__SL500_AA300_A lire, le petit livre d’Odile Nguyen-Schoendorff, Je suis… Claude Bernard. (Préface de François Dagognet) publié en 2009 chez Jacques André éditeur.

A travers la plume d’Odile Nguyen-Schoendorff, Claude Bernard raconte sa vie et ses découvertes scientifiques.

 

Les élèves lyonnais de Claude Bernard dans la collection du laboratoire de physiologie

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Vestibule de la Faculté de Médecine.
Eurhard, Auguste. L’Université de Lyon. Lyon: A. Rey, Imprimeur-éditeur de l’Université, 1919

Dans le contexte de la réhabilitation du domaine de Rockefeller, le laboratoire de physiologie a proposé à la bibliothèque universitaire de Santé le don d’une partie de sa bibliothèque scientifique, et notamment des livres anciens. Les grands représentants de la physiologie moderne des XIXe et XXe siècles y figurent comme Claude Bernard, Jean-Martin Charcot, Alfred Vulpian, John Newport Langley, Walter Bradford Cannon, Ivan Pavlov et Elie de Cyon. L’ouvrage le plus ancien, relié en veau raciné, est le Traité de chimie de Thénard datant de 1821. En outre, ce don est constitué d’archives du Professeur Cier, de tirés à part, de titres et travaux, et d’ouvrages, en partie issus de la collection AGARD (Advisory Group for Aerospace Research and Development), une organisation de recherche aérospatiale liée à l’OTAN. Ces documents étaient jusqu’alors conservés dans cette bibliothèque qui a appartenu successivement aux titulaires de la chaire de physiologie à l’Université. Parmi les livres anciens, la plupart portent la marque manuscrite de leurs possesseurs tels que Jean-Pierre Morat, Maurice Doyon mais aussi Albert Dastre et Paul Bert. Certains ont appartenu au Professeur Jean-François Cier, doyen de la Faculté mixte de Médecine et de Pharmacie en 1963. […]

[La suite à retrouver sur hypotheses.org]

Jacques Arsène D’Arsonval : un pionnier de la biophysique

Philippe Jaussaud. Dessin à la plume

Philippe Jaussaud. Dessin à la plume

Pour présenter d’Arsonval, nous ne nous référerons pas au tableau de Lhermitte : la tête du savant plonge littéralement dans l’ombre, comme si un excès de modestie l’incitait à se dérober aux regards. Nous préférons renvoyer le lecteur à la photographie du jeune « taupin » d’Arsonval, coiffé d’un feutre pointu aux bords élégamment relevés.

Sur le portrait, le regard malicieux et la fine moustache font penser à Arsène Lupin. Telle est du moins l’impression qu’a dû ressentir Michel Zink, titulaire de la chaire de « Littératures de la France médiévale » au Collège de France et auteur du roman intitulé Arsène Lupin et le mystère d’Arsonval.

Ce livre représente un clin d’œil adressé – à travers l’Histoire – à un collègue disparu, puisque d’Arsonval a été professeur de « Médecine » au Collège de France. Par ailleurs, on ne peut être que frappé par l’analogie de consonance existant entre « d’Arsonval » et « d’Orcival ». Le crime d’Orcival (1867), dû à la plume d’Émile Gaboriau, est souvent considéré comme étant le premier vrai roman policier. D’Arsonval, âgé de seize ans lors de sa parution, l’a très probablement lu … Continuer la lecture

Les ouvrages numérisés de Claude Bernard à la BU

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Une sélection d’ouvrages de Claude Bernard appartenant aux collections de la bibliothèque de l’Université Claude Bernard Lyon1 a été numérisée en 2005 dans le cadre du programme COLISCIENCES, projet visant à proposer un COrpus de Littérature Scientifique de langue française. Ce projet collaboratif initié en 1999 par Georges Vignaux (directeur de recherche CNRS), et Marc Augier (CERAM Sophia Antipolis) avait pour ambition de constituer un corpus francophone de ressources en ligne traitant de sciences, il a permis la création d’une Bibliothèque virtuelle spécialement dédiée à la valorisation de l’œuvre imprimée du célèbre physiologiste et médecin Claude Bernard.

Les ouvrages de la BU numérisés dans le cadre des travaux du programme CoLiSciences sont consultables sur le portail documentaire de la Bu.