Chauveau et Marey précurseurs de la cardiologie moderne

Portrait d’Auguste Chauveau. Musée d’histoire de la médecine et de la pharmacie. UCBL

Portrait d’Auguste Chauveau. Musée d’histoire de la médecine et de la pharmacie. UCBL

Si de nos jours, il est courant de pratiquer, chez l’homme, des cathétérismes cardiaques afin d’établir ou de préciser un diagnostic, beaucoup ignorent que cette technique a été mise au point à l’Ecole Vétérinaire de Lyon, il y a 150 ans. En 1850, les connaissances relatives à la circulation sanguine sont encore parcellaires bien que les travaux de Servet d’une part et de Harvey d’autre part leur aient fait faire un bond en avant considérable. Dès 1553, Michel Servet avait en effet décrit, pour la première fois de manière correcte, la circulation pulmonaire. Il faut ensuite attendre 1668 pour que William Harvey, médecin du roi Charles Ier d’Angleterre, décrive avec précision l’ensemble de la circulation sanguine dans son ouvrage : « L’anatomie du mouvement du cœur et du sang chez les animaux ». Ensuite, les connaissances relatives à la circulation progressent peu et, si au début du XIXème siècle la fonction du cœur en tant que pompe responsable de la progression du sang était bien admise, la chronologie et le rôle des différentes séquences de la contraction cardiaque étaient encore l’objet dans le milieu médical de discussions parfois véhémentes. Un des principaux sujets de controverse concernait le choc précordial (la pulsation ressentie par palpation à la surface du thorax). C’est dans ce contexte que deux jeunes physiologistes, Auguste Chauveau (1827-1917) et Etienne-Jules Marey (1830-1904), vont conjuguer leurs efforts et fournir des arguments incontestables relatifs au fonctionnement cardiaque.

Dès 1856, Chauveau, jeune enseignant à l’Ecole Vétérinaire de Lyon s’associe avec Jean Faivre pour faire des observations sur le cœur du cheval « mis à nu » après ouverture de la cage thoracique. […]

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